FLAC et le piratage

Le piratage est devenu une activité de masse depuis quelques années déjà. Votre premier fichier FLAC était très peut-être un album téléchargé illégalement. FLAC est une des technologies les plus fréquentes sur les réseaux de partage (Emule, bittorrent...) ou dans les sites de (warez) « partage ».

Fort de ce constat, beaucoup seraient tentés de s'arrêter ici puis de conclure : FLAC est dangereux pour l'industrie musicale. Il faut le bannir. C'est une approche très simpliste. Il est bien commode d'accuser l'outil (FLAC) et non l'individu qui l'utilise.

FLAC, le format des pirates ?

« Rendez-vous compte ! En quelques clics, on télécharge le dernier album en qualité CD. C'est du pillage, c'est du vol ! ».

Les « pirates » suivent l'évolution de la technologie. En 2000, le MP3MP3 était le roi des formats audio (petite taille des fichiers, qualité moyenne). Beaucoup d'experts le rendaient responsable des malheurs de l'édition musicale. Aujourd'hui, la puissance informatique, l'espace de stockage, la vitesse de connexion à Internet n'ont plus rien commun avec cette époque. Pourquoi se priver d'une qualité parfaite ? Pourquoi se priver des atouts d'une compression audio sans perte ?

FLAC n'est pas plus dangereux pour le commerce de la musique que Monkey's Audio, WavPack ou WMA Lossless. D'ailleurs, FLAC n'est pas le format le plus pratique pour les pirates. Son taux de compression légèrement en retrait face à la concurrence est une tare rédhibitoire aux yeux des contrefacteurs.

FLAC utilise le piratage pour assurer sa promotion

Vous récupérez un fichier inconnu. Vous faites des recherches. Résultat, vous découvrez une technologie très pratique pour l'écoute et le stockage de votre musique. Plus tard, vous utilisez peut-être FLAC pour vos travaux audio. Le piratage est une activité qui assure la promotion du Free Lossless Audio Codec. Oui, mais...

Cette notoriété ne profite pas (financièrement) aux concepteurs de ce format audio. FLAC est gratuit. Son usage commercial ne requiert pas de redevance (royaltie). Que vous soyez 10 ou 10 millions d'utilisateurs, cela ne change rien pour les développeurs. Ils ne touchent rien.

En revanche, des millions d'utilisateurs, c'est un marché... Un marché juteux pour les industriels qui vous vendront des appareils et logiciels compatibles FLAC. À qui profite le piratage de masse de la musique ?

Une chance pour la musique ?

Aucun doute, le piratage d'oeuvres musicales est une activité répréhensible. FLAC n'est qu'un outil parmi tant d'autres à la disposition de contrevenants. Comme le MP3 en son temps, ce format audio ne saurait être responsable de la crise qui frappe le monde de l'édition musicale.

Vu les nombreuses qualités et garanties du Free Lossless Audio Codec, on peut affirmer qu'il représente une chance pour les éditeurs et les boutiques, qui ont le courage de l'adopter massivement pour la vente de musique. Vendre des MP3, WMAWMA, AAC ou VorbisVorbis OGG, même sans DRM, c'est bien. Pour le consommateur exigeant, la vente de musique dématérialisée sera toujours synonyme d'ersatz tant qu'un bon significatif sur la qualité n'aura pas été fait. FLAC permet cette évolution. D'ailleurs certains l'ont bien compris...

C'est compatible avec FLAC :

Philips - Streamium WMS8080


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