L’extraction audio numérique était un véritable sport à la fin des années 1990. La démocratisation des graveurs de CDCD et des CD-R a initié le mouvement. Imaginez, un peu ! La copie des CD était possible. Des contrefaçons (appelons un chat un chat) parfaites (sauf pour les audiophiles, purs et durs).

Mais la copie des CD sur disque dur s’est accélérée avec l’arrivée du MP3 et plus tard avec la disponibilité du premier baladeur numérique (qui n’était pas un iPod, rappelons-le mais un Rio). Le baladeur était numérique, mais la musique vendue en CD. Il fallait bien convertir les CD en fichiers informatiques pour remplir les appareils.

Cela semble une évidence aujourd’hui, mais il fallut presque 10 ans à l’industrie de la musique pour comprendre la situation et surtout adapter son offre à une demande énorme et légitime.

Tout ceci appartient désormais au passé. La musique est maintenant dématérialisée, vendue sans DRM et avec une qualité au moins égale à celle d’un CD d’antan si vous faites attention au moment de l’achat de votre album.

On peut le dire, à l’heure actuelle, vous pouvez sans trop de soucis acheter de la musique sous forme de fichiers FLAC en quelques clics. En prime cela ne coûte pas plus cher qu’un CD (encore heureux !). Merveilleux monde numérique ! En effet, comme vous consommez directement votre musique en FLAC, vous n’avez plus besoin de faire d’extraction audiovu qu’il n’y a plus de CD.

Ne me dites pas que vous allez regretter cette tâche ingrate qui consistait à mettre le CD (précieusement conserver) dans le lecteur. Paramétrer le logiciel d’extraction. Attendre. Attendre de longues minutes que la copie s’effectue à la bonne vitesse pour éviter les erreurs. Surveiller, corriger, renseigner les Tags de chaque piste. Ah ! Vous avez des CD avec 23 pistes. Pas de chance, votre week-end y passera. Vérifier le résultat. Scanner la jaquette…

D’ailleurs, devant l’ampleur de tâche, certains utilisent les services des entreprises spécialisées. Moyennant finance, elles vous déchargent ce fardeau. Mais à quel prix ! Dans certains cas, cela coûte plus cher de sous-traiter l’extraction que de racheter directement l’album en FLAC sur internet. Encore une fois, le constat est sans appel. L’extraction est inutile

Évidemment, notre point de vue n’est valable que si l’on fait abstraction de l’aspect économique. Vous avez des CD. Vous avez déjà payé une fois votre musique. Vous ne souhaitez pas payer encore pour quelques minutes par CD. Logique imparable. Toutefois, ne dit-on pas que le temps c’est de l’argent ? Combien d’heures allez-vous devoir sacrifier ? Toutes ces heures ne pourraient-elles pas être employées à autre chose ? Bref, combien vaut votre temps libre ? Peut-être plus que vous le pensez…

Finalement, de notre point de vue, l’extraction audio de la musique ne se justifie plus que dans un seul cas. Celui de la pièce rare. Vous détenez des CD qui sont introuvables dans les boutiques de téléchargement légal. Vous souhaitez dématérialiser ces albums. Dans ce cas vous avez deux choix. Attendre (très longtemps) une réédition numérique ou convertir le tout en FLAC vous même.