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° Tout savoir sur le FLAC °

Catégorie : Audio numérique

Pourquoi utiliser une compression audio sans perte pour l’écoute ?

Les compressions audio sans perte sont toujours considérées comme des solutions dédiées d’archivage. Cela sous-entend qu’après compression, on range son morceau de musique sur un support optique ou dans un disque dur et on n’y touche plus pendant des mois ou des années.

L’utilisation quotidienne (donc la lecture) des fichiers Lossless est encore une hérésie pour de nombreuses personnes. Trop encombrant, trop long à transférer, gourmand en ressources… les arguments ne manquent pas pour laisser ces fichiers au placard. Et pourtant…

La puissance de calcul (dans nos ordinateurs ou baladeurs) nécessaire à l’utilisation d’une compression audio comme FLAC est largement suffisante. Les logiciels compatibles existent. L’espace de stockage n’est plus un problème (quelques dizaines d’euros le disque dur). Inutile de tourner « autour du pot », il subsiste un seul frein et il est dans nos têtes ! On peut parfaitement utiliser des FLAC (par exemple) comme du MP3. De plus, la qualité sera toujours au rendez-vous.

La qualité, arrêtons-nous dessus un moment. Prenez 20 minutes et faites le tour des forums spécialisés en compression audio numérique. Vous trouverez fréquemment ce type de question :

  • Quel Codec MP3 ?
  • Le MP3 128 est-il meilleur que celui à 192 ?
  • Le Ogg est-il supérieur au MP3 ?
  • Quel est le débit optimal pour le WMA ?

Tous ces utilisateurs cherchent la formule magique pour obtenir la meilleure qualité dans un minimum de place. Un format comme le FLAC vous libère définitivement de cette contrainte. La qualité est celle de la source, dans la majorité des cas, c’est un CD Audio. Difficile de faire mieux. En utilisant le format FLAC, vous n’avez plus qu’un seul type de fichier pour l’archivage et l’écoute (nomade ou non), donc plus de gestion complexe.

Évidemment, tout n’est pas rose. Notamment pour ceux qui possèdent un baladeur avec disque dur. Sur ce type d’appareil avec un disque de 30 Go, vous ne stockerez pas des centaines d’heures de musiques en MP3, mais quelques dizaines d’heures en FLAC. Mais est-ce un problème ? Vous devez absolument sortir avec toute la musique dont vous disposez ?

Un autre détail noircit plus sérieusement le tableau. L’utilisation de fichiers FLAC sollicite plus le disque. L’autonomie de votre appareil sera divisée par deux. Sur un produit comme le iAudio X5L cela vous laisse quand même plus de 12 heures de musique. De quoi tenir largement un Paris-Marseille.

Laissez vos préjugés de côté, libérer vos fichiers FLAC. Profitez-en tous les jours !

 

NDLR : Les plus attentifs auront remarqué que certaines références techniques dans cette page sont anciennes. N’oubliez pas que cet article date de 2006… C’est l’un des premiers du site…

FLAC, une compression audio sans perte inutile ?

FLAC. Et si cette compression audio ne servait à rien. Si elle n’était qu’un magnifique jouet pour audiophiles fanatiques, Bobos et autres Geeks (les vrais pas ceux qui utilisent un smartphone) ? Démonstration…

FLAC est interopérable

Vous pouvez lire votre fichier FLAC sur presque les systèmes d’exploitation les plus fréquents. Super intéressant ! C’est également valable pour ses grands courants comme le WMA Lossless ou ALAC (Apple Lossless Audio Codec).

Certains baladeurs sont compatibles avec FLAC

Oui. Ils sont produits par des firmes inconnues du grand public et mal distribués (en Europe du moins). Pire, la compatibilité FLAC n’est bien souvent qu’un gadget marketing pour se démarquer de la concurrence. En gros, c’est compatible, mais personne n’utilise la fonction.

La qualité d’écoute d’un FLAC est incomparable avec un MP3 ou WMA

Vous avez des oreilles de chien ou de chauve-souris ? Non ! Dommage. Notre audition baisse avec l’âge. Pour certains individus, dès 30 ans, la perception des hautes fréquences (par exemple) est très difficile ou impossible. Dans ces conditions, distinguer un fichier FLAC et d’un MP3 à 320 kb/s est quasiment impossible.

Depuis que j’écoute du FLAC avec mon iQuidechirtoo vx7854, je redécouvre ma musique

Possible. À condition d’avoir un casque haut de gamme. Pas le petit modèle à 15 ou 30 euros en vente dans l’hypermarché du coin.

FLAC = qualité identique à celle d’un CD

Faux. FLAC = qualité identique à la source. Si votre source est un CD créé à partir d’une vieille cassette audio, votre FLAC vous restituera un son identique à la vieille cassette.

Le prix des disques durs baisse sans cesse. Vive le FLAC !

C’est vrai pour quelques dizaines d’euros, vous avez un disque avec des milliers de Gigaoctets. N’oubliez pas que le Codec FLAC réduit la taille de vos morceaux de musique que s’il trouve des informations à compresser. Selon le type de musique, la compression sera plus ou moins forte. Il n’est pas rare d’observer un gain de place ridicule par rapport à l’original. Dans ces conditions, autant ne pas compresser (gain de temps) et laisser le tout dans des fichiers WAV !

 

Vous êtes un fan du FLAC, ne soyez pas froissé. Les critiques énoncées ici sont valables pour toutes les compressions audio sans perte. Cette page est là pour vous aider à prendre un peu de recul.

L’algorithme du FLAC ne fait pas de miracle. Son usage systématique n’est pas une nécessité. N’oubliez pas non plus que pour profiter pleinement de votre musique (compressé en FLAC, ou non), il vous faut un équipement de qualité…

Implémentation de FLAC dans les appareils. Reconnaissance, marketing ou coïncidence ?

Observateur infatigable ou fidèle lecteur de 321flac.com, le phénomène n’a pu vous échapper. Le nombre d’appareils compatibles avec le Free Lossless Audio Codec progresse très vite. Comment expliquer cette implémentation quasi systématique chez certains industriels ? Reconnaissance, calcul marketing ou coïncidence ?

Reconnaissance ?

Je ne vais pas vous vendre une fois encore le Free Lossless Audio Codec. Si vous êtes ici, vous devez le connaître. Vous, peut-être, mais le grand public l’ignore. Certes, FLAC a parcouru du chemin depuis sa création : modeste projet, curiosité, puis format audio sans perte du monde libre. On peut affirmer que cette compression sans perte a fait « son trou ». Elle a même un fan-club. Pourtant, sur la grande échelle de la popularité, FLAC est 5 là ou d’autres compressions culminent à 15, 25 ou 30.

Être ouvert, gratuit, interopérable, suffit-il pour intéresser Onkyo, Demon ou Yamaha ? Peut-être. Seule certitude, la compatibilité FLAC d’un produit n’élève rien pour le consommateur.

Calcul marketing

Il me plait de croire que l’économie dirige le monde (et non l’inverse). Vu sous cet angle, l’intégration du Codec FLAC dans nos appareils multimédia s’explique facilement. FLAC est gratuit. Il intéresse des passionnés de technologies, des « enthousiastes » (nouveau terme pour pigeons en marketing ?). Des personnes qui achètent volontiers toutes les nouveautés. FLAC étant encore méconnu, son intégration constitue un argument. Un « plus » qui facilitera la vente.

C’est évident. Dans un marché ultra concurrentiel, FLAC c’est bien. L’avoir alors que tout le monde le propose, prouve que vous êtes dans le mouvement. Oui, mais ce raisonnement ne tient pas sur la durée. L’effet de nouveauté s’estompe.

Coïncidence ?

Ne trouvez-vous pas ça étrange ? En quelques mois, tout ce qui sort de Chine est compatible FLAC (oui, je force le trait). Sacrée coïncidence ! Je ne crois pas au hasard. Et vous ?

Que faut-il pour qu’un baladeur (par exemple) soit capable de lire un morceau de musique FLAC ? Un logiciel et un processeur. Que trouve-t-on dans tous nos merveilleux produits de haute technologie ? Une puce (processeur, DSP, SoC) et un firmware (système d’exploitation, logiciel).

Lorsqu’une firme comme Cowon, Samsung ou Philips sort un nouveau produit, celui-ci est conçu à partir de l’offre des industriels de l’électronique. Des sociétés plus ou moins grandes, plus ou moins connues (Texas Instruments, RealTek, Sigma, Designs…). Des entreprises qui ont des puces (et le logiciel qui va avec) compatibles FLAC.

Comme il n’est pas interdit à Denon, Onkyo ou Yamaha (et les autres) d’utiliser les mêmes composants. Les mêmes pièces offriront des prestations identiques… sauf exception. Elles sont nombreuses, car si les puces sont similaires la partie logicielle varie souvent. Cela explique le fait que les baladeurs et téléphones d’Apple, les fameux iPod et iPhone, soient incompatibles avec FLAC. Le matériel pourrait, mais il est bridé par le software conçu par Apple.

Finalement, quelle est la cause de cette prolifération d’appareils compatibles FLAC ? Reconnaissance, marketing ou mimétisme industriel ? Probablement un peu des trois. Qui s’en plaindra ?

Quels problèmes peuvent survenir lorsqu’on achète des FLAC en ligne ?

Cette page pointe quelques-uns des incidents que l’on rencontre lorsqu’on achète de la musique en ligne (en FLAC évidemment !). L’objectif n’est pas de faire ici le procès de ce commerce et encore moins de vous décourager. Dans la très grande majorité des cas, vos achats ne seront qu’une simple et agréable formalité. Néanmoins, il faut faire attention à certains détails.

Le contenu de cet article évoluera en fonction de nos observations et de vos témoignages.

Promesses non tenues

Pour attirer le client, certaines entreprises font feu de tout bois. On vous promet un choix énorme, une qualité incroyable, du FLAC partout… Confiant, vous vous inscrivez, vous achetez et vous êtes parfois déçu.

  • Le choix se résume à quelques artistes
  • La qualité n’est pas sûre à 100 % (voir paragraphe ci-dessous)

Problème de qualité

Vous envisagez l’achat de musique en ligne. Mieux, vous souhaitez télécharger légalement des albums ou morceaux de musique en FLAC, car vous savez que la qualité est toujours excellente. Vous êtes dans le vrai, mais attention… La compression FLAC ne fait pas de miracle. Elle restitue toutes les subtilités de la source. Ni plus, ni moins.

Service client en option

Si vous êtes un habitué des achats sur le Web, vous connaissez bien le problème. Pour vendre, tout le monde est là. Pour assurer le suivi, l’après-vente, il n’y a plus personne. C’est valable pour l’achat de biens matériels et immatériels, comme la musique.

Pourquoi ? Les raisons sont multiples. Citons, entre autres, la complexité, les coûts, le facteur humain.

Il est beaucoup plus difficile qu’on ne le croit de mettre sur pied un service clientèle digne de ce nom. Y parvenir demande discipline, volonté et beaucoup d’argent. Nous arrivons au nerf de la guerre, l’argent. Vendre rapporte quelque chose. Assurer le bien-être de ses clients est profitable également, mais sur le long terne… Reste l’humain. Il faut prendre en charge les requêtes sérieuses ou farfelues avec la même rigueur. Certaines personnes ne font aucun effort. Elles se reposent entièrement sur le service client. Le « je paye donc il faut que cela marche » à parfois des limites. Surtout lorsque vous êtes à distance et que votre seul moyen d’action est votre parole, vos écrits.

Malgré l’extrême difficulté que cela représente, les boutiques auprès desquelles vous achetez votre musique en FLAC sont des établissements professionnels. Ils doivent vous fournir une d’assistance en cas de besoin. Le minimum étant de répondre à vos questions rapidement.

Malheureusement, ce n’est pas le cas de tout le monde…

Valse des prix

Faites attention aux petits affichés sur les publicités. Acheter de la musique en Lossless vous coutera plus cher qu’en MP3. La différence de prix entre MP3 et FLAC (si elle est raisonnable) ne doit pas vous choquer. Il est normal que FLAC soit plus cher. La qualité est (sauf exception) au moins égale à celle d’un CD audio. En cherchant un peu on trouve des albums FLAC à mois de 10 €. Des titres à moins d’un euro sont aussi disponibles. Toutefois, restez vigilants. Si on reprend l’exemple de Qobuz, la piste à 99 centimes d’euros n’est pas en FLAC, mais en MP3, WMA ou AAC…

Modalités de téléchargement

Le disque dur qui contient vos FLAC grille. Que faites-vous ? Vous en rachetez un nouveau et vous sortez votre sauvegarde. Excellent. Mais si vous n’avez pas de copie de secours ? Vous retéléchargez la musique achetée en ligne depuis les différentes boutiques. Bien, mais, êtes-vous sûr de pouvoir le faire, aujourd’hui, demain, dans 10 ans ?

Avant d’acheter le moindre FLAC, consultez les conditions générales de vente. Voyez si on vous parle de la mise à disposition de fichiers après l’achat. Il n’y a rien ? Prenez contact avec le service clientèle.

Différences entre les articles commandés et ceux réellement disponibles

Bug ou erreur ? Peu importe, le résultat est le même. Vous achetez un album avec 17 titres en FLAC avec un livret en PDF. Après le paiement, vous arrivez sur la page pour télécharger… Surprise ! Il n’y a plus que 15 pistes ou le livret à disparu. Frustrant n’est-ce pas ? Rassurez-vous, ce type de problème reste rare.

Stockage des fichiers FLAC : disque optique, clé USB ou disque dur ?

Vous avez entrepris la compression de votre musique avec FLAC. Vous devez maintenant faire face à de nouveaux problèmes. Le premier d’entre eux sera probablement le stockage ou l’archivage. Sur quel média conserver vos fichiers FLAC ?

Pour ceux qui trouveraient cette idée (le stockage) étrange, nous vous rappelons qu’il faut toujours stocker les fichiers important hors de son ordinateur. Ceci pour des raisons de sécurité. La vie d’un ordinateur (surtout lorsqu’il mobile) est très mouvementé. Panne, perte, vole, chute, surtensions, virus… les dangers ne manquent pas.

Maintenant que vous avez bien peur, se pose à vous l’éternelle question : sur quoi sauvegarder sa musique ? Vaste problème. De nombreuses solutions existent avec chacune des avantage et des inconvénient. C’est aussi une question d’argent. Le stockage informatique à coût et il est loin d’être négligeable surtout lorsqu’on privilégie la sécurité.

Nous n’allons pas abordés ici en détails tout les aspects de ce passionnant sujet. Il y aurait de quoi remplir des pages entières. Nous nous contenterons de vous fournir quelques éléments de réflexion plutôt critiques. Car en à la fin c’est vous qui déciderez…

Clé USB

Qui ne connais pas les clé USB. C’est probablement, le premier support de stockage auquel vous avez pensez lorsque vous avez voulu conserver votre musique. Petit, léger, facile à utiliser les clés USB n’ont qu’un seul défaut : le prix (et dans une moindre mesure la fiabilité).

Même à 4 € la clé, il vous en faudra des dizaines voir même des centaine pour obtenir l’équivalent d’un disque dur. Sans compter sur gestion. Il faudra se souvenir que l’intégral des Pink Floyd est sur la clé 128 rouge et pas sur la verte 79.

Le disque dur (externe)

Plus gros, plus performant, plus spacieux, le disque externe aura probablement les faveurs de beaucoup d’entre vous. C’est normal. Il s’utilise comme une clé USB et pour quelques dizaines d’euros vous avez plusieurs Tera-octets. Difficile de faire mieux.

Un disque dur reste un composant sensible. Le moindre problème mécanique, électronique ou une simple corruption de la table d’allocation des fichiers (FAT) vous expose à des pertes énormes. En outre, la durée de conservation des données est d’environ une dizaine d’années. Vous n’avez jamais eu de mésaventure avec vos disque dur (interne ou externe). Tant mieux ! Et si vous êtes croyant, il temps de prier pour que cela dur encore longtemps. Car les disques durs qui ne s’allume plus du jour au lendemain ne sont pas des légendes urbaines que se raconte les Geeks le soir sur Twitter.

Disques optiques

La constante baisse des prix des disques durs nous permet d’accéder à des produits de grande capacité pour moins de 100 euros. Le prix au Go est de quelques centimes. Il rivalise avec celui des supports optiques (DVD-R, BD-R…) dont le cours est artificiellement maintenu élevé en France à cause d’une redevance « droit d’auteur ».

De plus, les disques durs lorsqu’ils sont installés dans des boîtiers externes (USB, eSATA, Firewire) deviennent nomades et restent très rapides d’accès. Bref, que des avantages ? Non.

Avec les CD-R ou DVD-R (et pourquoi pas Blu-ray), les pannes mécaniques ou électroniques (ou électrique) n’existent pas. Ils sont également insensibles aux champs magnétiques. En revanche, la gravure prend du temps et demande un minimum d’organisation. La durée de conservation varie selon la qualité de vos supports (et de la gravure !) et des conditions de conservation. Difficile de donner un chiffre. Certains disques tiendrons de 10 ou 15 ans facilement, d’autres auront tout perdu en 1 an…

Le NAS

Le NAS représente pour beaucoup la solution ultime pour le stockage. Pour le stockage, oui mais pas pour l’archivage. Il ne faut non plus perdre de vue le coût (achat, entretien, consommation électrique) sur le long terme. Enfin, l’installation, la gestion, l’utilisation d’un NAS est plus complexe qu’un simple disque dur externe.

Très souvent la conservation des données au sein d’un NAS se fait sur plusieurs disques (RAID). Cela représente aux yeux de beaucoup la quintessence de la sécurité. La réalité n’est pas si simple. S’il est évident qu’un NAS avec un RAID offre plus de sécurité qu’un simple disque externe (DAS), il ne faut oubliez qu’un NAS tombe en panne comme n’importe quel appareil. Il faut donc sauvegarder la sauvegarde ! Cela engendre encore des frais supplémentaires…

Le stockage en ligne (cloud)

Pourquoi acheter des supports physiques pour stocker de la musique dématérialisé ? Qui à dit paradoxe ? Vous, là, au fond, dehors ! Restons sérieux. Cette solution est très pratique. Au lieu de transférer vos précieux FLAC sur un disque ou un NAS, vous envoyer le tout sur un groupe de machines distantes quelque part sur internet (vive le cloud computing). Vos fichiers sont a l’abri. Pour y accéder, une simple connexion internet suffit. Voilà l’un des problèmes, un accès internet est indispensable. Pas d’internet, pas de musique… Si vous avez plusieurs Téra-octects de musique, il faudra une connexion rapide, très rapide, si vous voulez envoyez tout avant l’age de votre retraite. Le prix est aussi un frein (pour le moment). La sécurité, de ce genre de solution n’est pas infaillible. Il suffit que quelqu’un pirate votre compte pour tout perdre. Mais, les virus, pirates informatiques et problèmes de sécurité, nous vous rassurons, ne sont que des concepts pour fans de science-fiction (ou pas).

Vous l’avez compris, la solution miracle n’existe pas. Il faudra composer avec vos envies, vos moyens, mais aussi de l’importance que vous accordez à vos fichiers FLAC. Sont-ils sacrifiables ? Récupérable facilement ? Car de votre exigence au niveau sécurité dépendra en grande partie la prix de la conservation de votre musique. Les plus anciens regretterons sans doute le temps du vinyle, cassette ou CD. Belle époque mais la marche du progrès est ainsi.

Faut-il encore extraire la musique de ses CD Audio ?

L’extraction audio numérique était un véritable sport à la fin des années 1990. La démocratisation des graveurs de CDCD et des CD-R a initié le mouvement. Imaginez, un peu ! La copie des CD était possible. Des contrefaçons (appelons un chat un chat) parfaites (sauf pour les audiophiles, purs et durs).

Mais la copie des CD sur disque dur s’est accélérée avec l’arrivée du MP3 et plus tard avec la disponibilité du premier baladeur numérique (qui n’était pas un iPod, rappelons-le mais un Rio). Le baladeur était numérique, mais la musique vendue en CD. Il fallait bien convertir les CD en fichiers informatiques pour remplir les appareils.

Cela semble une évidence aujourd’hui, mais il fallut presque 10 ans à l’industrie de la musique pour comprendre la situation et surtout adapter son offre à une demande énorme et légitime.

Tout ceci appartient désormais au passé. La musique est maintenant dématérialisée, vendue sans DRM et avec une qualité au moins égale à celle d’un CD d’antan si vous faites attention au moment de l’achat de votre album.

On peut le dire, à l’heure actuelle, vous pouvez sans trop de soucis acheter de la musique sous forme de fichiers FLAC en quelques clics. En prime cela ne coûte pas plus cher qu’un CD (encore heureux !). Merveilleux monde numérique ! En effet, comme vous consommez directement votre musique en FLAC, vous n’avez plus besoin de faire d’extraction audiovu qu’il n’y a plus de CD.

Ne me dites pas que vous allez regretter cette tâche ingrate qui consistait à mettre le CD (précieusement conserver) dans le lecteur. Paramétrer le logiciel d’extraction. Attendre. Attendre de longues minutes que la copie s’effectue à la bonne vitesse pour éviter les erreurs. Surveiller, corriger, renseigner les Tags de chaque piste. Ah ! Vous avez des CD avec 23 pistes. Pas de chance, votre week-end y passera. Vérifier le résultat. Scanner la jaquette…

D’ailleurs, devant l’ampleur de tâche, certains utilisent les services des entreprises spécialisées. Moyennant finance, elles vous déchargent ce fardeau. Mais à quel prix ! Dans certains cas, cela coûte plus cher de sous-traiter l’extraction que de racheter directement l’album en FLAC sur internet. Encore une fois, le constat est sans appel. L’extraction est inutile

Évidemment, notre point de vue n’est valable que si l’on fait abstraction de l’aspect économique. Vous avez des CD. Vous avez déjà payé une fois votre musique. Vous ne souhaitez pas payer encore pour quelques minutes par CD. Logique imparable. Toutefois, ne dit-on pas que le temps c’est de l’argent ? Combien d’heures allez-vous devoir sacrifier ? Toutes ces heures ne pourraient-elles pas être employées à autre chose ? Bref, combien vaut votre temps libre ? Peut-être plus que vous le pensez…

Finalement, de notre point de vue, l’extraction audio de la musique ne se justifie plus que dans un seul cas. Celui de la pièce rare. Vous détenez des CD qui sont introuvables dans les boutiques de téléchargement légal. Vous souhaitez dématérialiser ces albums. Dans ce cas vous avez deux choix. Attendre (très longtemps) une réédition numérique ou convertir le tout en FLAC vous même.

Quelques mots sur l’audio numérique…

Retour en arrière

Comme dit la chanson, je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître… Enfin presque… Souvenez-vous des moyens à notre disposition pour enregistrer la musique ? Le CD ! Perdu. À cette époque, la reine c’était la cassette audio. Support, lent, fragile et finalement peu pratique. Il fallait beaucoup de motivation pour faire des montages, améliorer le son ou tout simplement faire une compilation de plusieurs disques.

Autant d’opérations réalisables aujourd’hui en quelques clics grâce à l’audio numérique et à la numérisation de notre musique chérie.

Numérisation

Vous êtes-vous déjà demandé comment la musique contenue sur CD Audio (ou vendue sur internet) était arrivée là ? La réponse tient en un mot : numérisation.

La digitalisation, comme disent certains, est une opération complexe visant à transformer un signal acoustique en un langage interprétable par l’électronique de nos appareils audio modernes ou nos ordinateurs.

Une fois numérisée, la musique sera plus facile à diffuser, éditer, trier, archiver… Elle pourra également être lue à l’infini sans aucune perte de qualité (pas comme sur une cassette). Bref, l’audio numérique n’apporte que de bonnes choses.

Échantillonnage

La numérisation d’informations musicales passe obligatoirement par une étape cruciale, l’échantillonnage (en anglais, Sampling).

Le principe est le suivant…

À intervalle régulier, on va analyser différents paramètres du signal acoustique. Ces informations seront ensuite codées dans un langage binaire (compréhensible par nos machines).

Exprimer en Hertz (Hz) le taux d’échantillonnage (la fréquence des analyses) est défini par différents théorèmes. Ils nous apprennent que pour qu’un signal soit correctement numérisé son taux d’échantillonnage doit être deux fois supérieur sa fréquence maximale.

Démonstration pour l’oreille humaine moyenne :

Fréquence maxi perçue : 20 000 Hz

Fréquence d’échantillonnage recommandée : 40 000 Hz

Mais qui numérise ?

Des composants électroniques connus sous le terme anglais de D.A.C. (pour Digital Analog Converter, convertisseur analogique/digital). Ils sont présents partout ou on a besoin d’enregistrer du son. La qualité de ces composants influence parfois la qualité de l’enregistrement.

Encodage

Comme nous venons de le découvrir, la numérisation du son repose sur une analyse régulière du signal audio analogique. Les données recueillies à chaque échantillon (soit 40 000 à la seconde dans notre exemple) sont codées en linaire (succession de 0 et de 1). En fonction de la qualité recherchée on alloue plus ou moins d’espace pour l’encodage de ces informations.

On parle alors de stockage sur 8, 16 ou 24 bits (le bit est une unité de mesure informatique). Plus l’encodage est étendu, meilleure sera la fidélité.

Stockage

Le CD audio a été conçu pour offrir un son couvrant l’ensemble du spectre perçu par une oreille humaine moyenne. La musique qu’il contient a donc été numérisée à un taux de 44 100 Hz sur 16 bits. En terme, de stockage informatique, cela représente environ 10 Mo par minute de musique, soit environ 600 Mo par heure.

C’est peu et beaucoup à la fois. Peu, car 600 Mo ne représentent plus rien pour notre ordinateur. Nos disques durs peuvent stocker facilement plus de 1500 CD ! Beaucoup, parce que tous nos appareils audio ou électroniques ne disposent pas (encore) d’un espace de stockage quasi infini (téléphones, tablettes…). Le transfert de 600 Mo sur internet peut prendre également beaucoup de temps. Surtout si vous n’avez pas une connexion rapide. Voilà pourquoi on compresse souvent la musique. Pour gagner de la place et du temps.

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