Les différences entre MP3 et FLAC sont nombreuses. On peut même affirmer qu’ils n’ont rien en commun, à l’exception du fait, qu’ils renferment tous les deux de la musique.

Un MP3 véhicule de la musique fortement compressée. C’est le format idéal pour stocker de grandes qualités de musique dans un espace raisonnable. Il n’est pas rare de diviser la taille d’un fichier par 10 ou 15. De telles performances ne sont possibles qu’avec un compromis sur la qualité d’écoute et l’utilisation d’un Codec destructeur (ou Lossy en anglais). Le MP3 est universel. Il est lisible sur tout et partout.

Un fichier FLAC vous permet d’écouter, d’éditer et stocker votre musique sans la moindre perte. Un FLAC sera toujours la réplique parfaite de sa source. Aucun miracle, rien que des maths et l’utilisation d’un Codec non destructeur dit Lossless en anglais. Là aussi, il y a compromis. Non pas sur la qualité, mais sur la taille des fichiers. Stocker de la musique compressée avec FLAC prend beaucoup plus de place.

Il n’existe pas de rivalité entre MP3 et FLAC (sauf pour certains individus qui ont une vision décalée de la situation). Ces deux types de compressions audio sont complémentaires.

FLAC est-il aussi universel que le MP3 ?

La réponse du fan sera : Oui. Pour d’autres : non

Le MP3 est compatible avec la quasi-totalité des appareils audio. Ce n’est pas encore le cas avec FLAC. Cela dit, « les conversions » au FLAC (et plus généralement à la compression audio sans perte) progressent constamment. De célèbres marques comme Denon, Marantz, Onkyo, Samsung, LG, Philips, Logitech proposent des produits compatibles FLAC.

Côté logiciel, FLAC et MP3 ne font pas jeu égal. Néanmoins, le nombre de programmes compatibles FLAC est en forte augmentation.

Il ne faut pas perdre de vue que FLAC et MP3 offrent des prestations radicalement différentes. Tout le monde peut avoir besoin du MP3. FLAC, lui n’est pas indispensable. Le MP3 est plus ancien, plus connu, soutenu par de puissants industriels. FLAC est plus récent, sa promotion passe exclusivement par la fondation Xiph et ses utilisateurs (et nous l’espérons par ce modeste site).

Bien qu’il dispose de tous les atouts pour devenir, un jour, aussi universel que MP3, l’important n’est peut-être pas là. Tant que FLAC existe, vous avez le choix. Le choix de conserver votre musique dans un format simple, performant, libre, gratuit, interopérable, sans verrou numérique. Pouvoir choisir, c’est la liberté. Quelque chose de précieux qui passe inaperçu, jusqu’au jour ou cela disparaît.

Comment écouter la différence entre MP3 et FLAC ?

À longueur de pages, on affirme ici que FLAC est supérieur au MP3. Cela ne fait aucun doute. Pour ressentir la différence, il suffit d’écouter…

Certaines boutiques mettent à votre disposition des échantillons. L’écoute de ces morceaux de musique dans de bonnes conditions (avec un matériel par trop mauvais) devrait vous convaincre des bienfaits de la compression audio sans perte (et haute définition le cas échangeant) proposée par FLAC.

Vous pouvez aussi réaliser vous-même le test. Prenez un morceau de musique sur CD que vous connaissez parfaitement. Compressez-le en FLAC puis en MP3. Puis, écoutez la différence.

Ressentez-vous cette finesse, cette précision ? Oui ! Alors, poursuivez l’expérience en achetant de la musique en FLAC par exemple.

Catastrophe ! Vous ne percevez aucune différence ! Cela ne signifie pas que FLAC est mauvais ou qu’il ne sert à rien. De nombreuses explications sont possibles (en vrac) :

Le morceau de musique supporte très bien la compression en MP3

  • Vos oreilles sont fatiguées
  • Votre matériel n’est pas correctement réglé
  • Les conditions de l’écoute ne sont pas favorables

Nous insistons sur un point. Ce n’est pas parce que vous n’entendez pas (immédiatement) de différence, qu’elle n’est pas là. Ensuite, FLAC est un outil. Il ne sert pas qu’à l’écoute de la musique. C’est aussi une solution pour archiver, travailler et diffuser du son. Autant de manipulations ou une compression sans perte apporte énormément.