Free Lossless Audio Codec

« F.L.A.C. » Derrière ces quatre lettres se cache une technologie conçue pour vous offrir un son de grande qualité. FLAC est l’abréviation de Free Lossless Audio Codec. Comme son nom le suggère en anglais, FLAC est une compression audio sans perte (ou Lossless). Dans les pages qui suivent, nous vous donnerons plus de détails. Car 321flac.com est un site exclusivement dédié à FLAC.

En parcourant ce site, vous découvrirez comment écouter les fichiers FLAC. Vous comprendrez pourquoi les fichiers audio produits par FLAC sont exploitables par de nombreux équipements audio (baladeurs, amplificateurs, boitiers multimédias…) et sur les principaux environnements informatiques (Windows, Linux, MAC OS). Nous expliquerons pour quelles raisons les fichiers portant l’extension .FLAC (ou .FLA) sont un gage de simplicité, de liberté et d’interopérabilité.

Grâce à ses multiples qualités, FLAC révolutionnera votre approche de la musique dématérialisée. Il améliorera considérablement gestion, consommation, diffusion, stockage et bien sur l’écoute de vos morceaux de musique.

FLAC libère tout le potentiel de vos albums favoris. Gratuitement et sans licence contraignante. Êtes-vous prêt à gouter à la liberté ?

Définition du Free Lossless Audio Codec

Le format audio FLAC (Free Lossless Audio Codec)

Comme vous savez, FLAC (Free Lossless Audio Codec) est une compression audio sans perte. La compression n’altère pas les propriétés acoustiques du fichier source. Voilà pour la partie visible de l’iceberg. FLAC est un format polyvalent. Une richesse le plus souvent méconnue. Levons le voile…

FLAC peut intervenir sur la plupart de fichiers audio échantillonnés selon la technique PCM (Pulse Coded Modulation). La qualité de l’échantillonnage varie de 4 à 32 Bits avec une fréquence pouvant atteindre les 192 kHz. FLAC est donc paré pour le son en haute définition.

Le FLAC gère jusqu’à 8 canaux. Ce qui en fait un format tout a fait capable de restituer une bande-son en 7.1, 5.1, ou stéréo.

Comme toutes les compressions audio sans perte, FLAC a été conçu au départ pour l’archivage et la conservation des données audio numérisées. Pour vous permettre de vérifier l’intégrité de vos morceaux de musique, FLAC place dans l’en-tête une « empreinte numérique » MD5. La vérification peut s’effectuer avec des utilitaires spéciaux ou Foobar2000 par exemple.

Restons dans le domaine de l’archivage. FLAC peut stocker les données d’un fichier CUE dans ses tags. Lorsque vous ouvrez un FLAC avec ce dispositif, vous retrouvez dans votre logiciel de lecteur favori, l’intégralité de la structure de CD Audio d’origine.

À propos de structure. Celle du format FLAC (une succession de petits blocs) permet une diffusion en continu de la musique sur un réseau informatique. Cette fonction est plus connue sous terme de Streaming. Pour assurer la qualité et la continuité de la diffusion, un CRC (contrôle de redondance cyclique) est incorporé aux fichiers FLAC. En cas de pertes de paquet, la diffusion ne s’arrête pas.

Enfin, pour les métadonnées, FLAC utilise le même système de Tags que celui du conteneur Vorbis. Puissance, évolution et pérennité sont au rendez-vous.

Vous l’aurez compris, FLAC est plein de ressources. Là où d’autres compressions sans perte arrivent avec comme seul argument un taux de compression un peu supérieur à la moyenne, FLAC offre bien plus de possibilités. Un format gratuit, libre, multiplateforme au service de la musique et de vos oreilles !

Pourquoi choisir FLAC ?

FLAC est bien plus qu’une simple compression audio pour stocker (archiver) sa musique. C’est une technologie qui libère votre musique (et vous, par la même occasion) de nombreuses contraintes. Vous hésitez encore à convertir toute votre musique en FLAC. Laissez-nous vous rappeler quelques détails…

  • Un morceau de musique en FLAC est écoutable directement sans conversion avec de nombreux appareils ou logiciels.
  • Un fichier FLAC est modifiable immédiatement, sans conversion, par de nombreux logiciels.
  • Un fichier FLAC est diffusible rapidement par des logiciels spécialisés.
  • Vous pouvez écouter FLAC dans différents environnements informatiques (Windows, Mac, Linux…)
  • Il n’y a pas de DRM dans les fichiers FLAC
  • FLAC sert aussi bien à l’écoute qu’a l’archivage de votre musique
  • Vous pouvez extraire la musique de vos CD directement en FLAC (avec les bons programmes)
  • Vous pouvez mettre des Tags (méta-données) dans chacun de vos fichiers FLAC
  • La création de fichiers FLAC est simple, rapide. Il n’y a pas de réglages complexes sur le choix de la qualité, pas de risque d’erreur.
  • En toutes circonstances, FLAC vous donne la meilleure qualité possible (identique à la source)
  • FLAC n’emprisonne pas votre musique dans un format aux caractéristiques inconnues (toutes les données techniques de FLAC sont publiques)

Alors, pourquoi utiliser FLAC plutôt que du MP3, WMA, MP4, AAC, ALAC, WAV et les autres ? Tout simplement parce FLAC est bien plus pratique au quotidien.

FLAC, un membre de la famille Xiph

Xiph est le nom d’une fondation fondé par Chris Montgomery en 1999. Cette organisation à but non lucratif à la délicate mission de coordonner l’évolution et la promotion de plusieurs algorithmes de compression audio/vidéo. Xiph milite en faveur de formats ouverts, de l’interopérabilité, la non-brevetabilité des logiciels.

FLAC : une technologie libre, gratuite et interopérable

 Le Free Lossless Audio Codec est issu des travaux de Josh Coalson (en 2000). Ce développeur épris de liberté à juger bon de diffuser son oeuvre avec des licences permissives :
  • L’utilisation des librairies libFLAC et libFLAC++ est autorisée. Elle est soumise au respect de la licence BSD
  • Le reste du projet est sous licence GNU GPL

Concrètement, FLAC est un projet « Open Source ». Son code est librement utilisable à des fins commerciales ou non. FLAC (et FLAC OGG) ne contient aucune technologie sous brevet. N’importe quel développeur, peu, s’il le souhaite, apporter les modifications de son choix ou intégrer FLAC à ses programmes ou firmwares. Les personnes exploitant la technologie FLAC n’ont pas à verser de redevance pour son utilisation (royalties).

Une telle liberté à forcement des conséquences très positives pour l’utilisateur final (vous, moi, votre voisin). Le Free Lossless Audio Codec est exploitable sur de nombreux systèmes d’exploitation : Linux, Windows, Mac OS… Il se repend aussi dans un grand nombre d’appareils audio plus ou moins sophistiqué. Enfin, il est tout simplement impossible de déterminer la quantité de logiciels capables de lire, éditer et diffuser de la musique compressée avec FLAC.

Depuis janvier 2003, FLAC fait partie de la fondation Xiph qui développe, entre autres, le célèbre format (et conteneur) Ogg Vorbis et Theora (vidéo). Cette intégration à Xiph permet au format FLAC de s’intégrer encore plus rapidement dans les appareils électroniques domestiques.

À ce jour, FLAC est l’un des rares formats Lossless (avec le WMA Lossless, Apple Lossless Audio Codec et Dolby TrueHD) à être complètement exploitable sur autre chose qu’un ordinateur.

FLAC et le piratage

Le piratage est devenu une activité de masse depuis quelques années déjà. Votre premier fichier FLAC était très peut-être un album téléchargé illégalement. FLAC est une des technologies les plus fréquentes sur les réseaux de partage (Emule, bittorrent…) ou dans les sites de « partage » illégaux (warez).

Fort de ce constat, beaucoup seraient tentés de s’arrêter ici puis de conclure : FLAC est dangereux pour l’industrie musicale. Il faut le bannir. C’est une approche très simpliste. Il est bien commode d’accuser l’outil (FLAC) et non l’individu qui l’utilise.

FLAC, le format favori des pirates ?

« Rendez-vous compte ! En quelques clics, on télécharge le dernier album en qualité CD. C’est du pillage, c’est du vol ! ».

Les « pirates » suivent l’évolution de la technologie. En 2000, le MP3 était le roi des formats audio (petite taille des fichiers, qualité moyenne). Beaucoup d’experts le rendaient responsable des malheurs de l’édition musicale. Aujourd’hui, la puissance informatique, l’espace de stockage, la vitesse de connexion à Internet n’ont plus rien commun avec cette époque. Pourquoi se priver d’une qualité parfaite ? Pourquoi se priver des atouts d’une compression audio sans perte ?

FLAC n’est pas plus dangereux pour le commerce de la musique que Monkey’s Audio, WavPack ou WMA Lossless. D’ailleurs, FLAC n’est pas le format le plus pratique pour les pirates. Son taux de compression légèrement en retrait face à la concurrence est une tare rédhibitoire aux yeux des contrefacteurs.

Cette notoriété ne profite pas (financièrement) aux concepteurs de ce format audio. FLAC est gratuit. Son usage commercial ne requiert pas de redevance (royaltie). Que vous soyez 10 ou 10 millions d’utilisateurs, cela ne change rien pour les développeurs. Ils ne touchent rien.

En revanche, des millions d’utilisateurs, c’est un marché… Un marché juteux pour les industriels qui vous vendront des appareils et logiciels compatibles FLAC. À qui profite le piratage de masse de la musique ?

Une chance pour la musique ?

Aucun doute, le piratage d’oeuvres musicales est une activité répréhensible. FLAC n’est qu’un outil parmi tant d’autres à la disposition de contrevenants. Comme le MP3 en son temps, ce format audio ne saurait être responsable de la crise qui frappe le monde de l’édition musicale.

Vu les nombreuses qualités et garanties du Free Lossless Audio Codec, on peut affirmer qu’il représente une chance pour les éditeurs et les boutiques, qui ont le courage de l’adopter massivement pour la vente de musique. Vendre des MP3, WMA, AAC ou Vorbis OGG, même sans DRM, c’est bien. Pour le consommateur exigeant, la vente de musique dématérialisée sera toujours synonyme d’ersatz tant qu’un bon significatif sur la qualité n’aura pas été fait. FLAC permet cette évolution. D’ailleurs certains l’ont bien compris…